Ce que je retiens de ma participation au FIFMA

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Du 7 au 10 avril 2016, les métiers d’art ont fait leur cinéma dans le plus grand cinéma d’art et d’essai public d’Europe, Le Méliès de Montreuil.


 

 

Le film Agnes Roze-Restauratrice de tableaux, que j’ai réalisé l’année dernière, y était nominé.


 


 

Le film n’a pas été primé. C’est un film expérimental de MIL MASCARAS qui a remporté le prix dans la catégorie du meilleur court-métrage. À noter également le prix du jury à l’unanimité pour le long métrage documentaire de Pauline de Chassey  Génération Y… à l’heure du thé, et le prix contemporain pour le docufiction de Julie Nguyen Van Qi Les fantômes de l’escarlate.



Pour la première fois, j’ai été frustré du format trop court du film sur Agnes Roze. Le film dure 3 mn 30.

À l’origine, ce film était uniquement destiné à une diffusion sur le net. D’où le choix d’une forme courte et synthétique. Il s’inscrivait également dans un besoin, presque vital, de développer des projets rapidement, en parallèle des usines à gaz, que représentent souvent les long métrages.  Mais, avec ces projections en festivals, je découvre le besoin d’une forme intermédiaire, (entre 10 et 15 minutes) pour pouvoir raconter un peu plus de choses tout en restant dans l’énergie. Un mélange entre une simplicité de développement (tournage de 2 jours maximum) et un peu plus de profondeur.

Formellement, je commence à vouloir goûter à une nouvelle classe de caméras. Jérome de Gerlache, réalisateur de Heart of Glass, m’a vanté les mérites de sa ARRI AMIRA ; visiblement un beau mix entre image cinéma et pratique documentaire. Pour le son, un mixage 5.1 par un professionnel pour une diffusion en salle de cinéma commence aussi à être nécessaire.

En bref, je ressors de ce festival avec une envie de passer à une nouvelle étape. Merci à toute l’équipe pour l’accueil,  pour les rencontres, et qui sait, peut-être à dans 2 ans.

 

PROFESSION : DOCUMENTARISTE

Un documentaire de Shirin Barghnavard, Firouzeh Khosrovani, Farahnaz Sharifi, Mina Keshavarz, Sepideh Abtahi, Sahar Salahshoor et Nahid Rezaei

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Que signifie être femme et cinéaste indépendante en Iran ? À la lumière des récentes crises politiques, sociales et économiques de leur pays, sept documentaristes parlent de leurs vies personnelles et professionnelles, de leurs préoccupations et de leurs défis dans un film autobiographique à sept voix. Formellement, chaque film est différent (images d’archives, photos de famille, found footage, etc.) mais tous rendent compte de l’imbrication des histoires privées et des soubresauts politiques de leur pays.
Les souvenirs d’enfance et la destitution du Shah, la perte d’un amour et la guerre Iran/Irak, les interrogations face à une éventuelle émigration et les manifestations de 2009, comment déjouer la censure, la disparition de la musique de l’espace public après la révolution islamique de 1979…
Ces sept femmes, conduites par la nécessité de filmer, dressent un portrait incisif et passionnant d’un pays qu’elles continuent d’aimer tout en espérant le voir évoluer. // Le lieu unique – Les ateliers du doc



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Un débat a suivi le film, en présence de Pegram Khosronejad, chercheur oeuvrant à la diffusion de documentaires iraniens. Il a porté (entre autres) sur la question de la création cinématographique documentaire en fonction de la typologie du spectateur. Moi, spectateur nantais, je ne connais quasiment rien à la société iranienne. Et mes tabous ne sont pas les mêmes que ceux des iraniens. Se pose alors la question pour les cinéastes iraniens : « qui est notre public ? » S’ils veulent nous choquer, nous « séduire » (nous occidentaux), ils choisissent comme thème de leurs films nos tabous ; s’ils veulent parler à leur pays, ils traitent des questions ayant un écho à l’intérieur de l’Iran. La suite logique de cette réflexion sur le spectateur est la forme du film. À une volonté de faire de la pédagogie pour une société extérieure à l’Iran correspond régulièrement une voix off didactique. Et c’est ce que j’ai trouvé étonnant dans ce film : j’avais l’impression de voir un film sincère, destiné à l’Iran, et pourtant cette voix off continue me ramenait à ma condition d’élève de la classe en cours de société iranienne. Pegram Khosronejad précise néanmoins que la culture perse, longtemps nomade, a conservé les traces de la transmission orale par une volonté à raconter les histoires, d’où cette présence forte de la voix off. Pour conclure, et peut-être que cela verra le jour grâce aux ateliers du docs et au lieu unique, un cycle la forme d’une oeuvre en fonction de la typologie du spectateur serait sans doute passionnant.

Le temps pour toit – Portraits croisés

À l’occasion de ses 10 ans, l’association Le temps pour toit m’a commandé cinq portraits croisés de duos vivant en cohabitation intergénérationnelle.

 


 


 


 


 



letempspourtoit.fr crée et accompagne des cohabitations intergénérationnelles depuis 10 ans maintenant. Pour fêter cet anniversaire, l’association a voulu montrer la cohabitation de l’intérieur, racontée par les duos eux-mêmes qui, en partageant leur quotidien, construisent une histoire et une richesse uniques. La preuve que chacun peut apporter à l’autre, quel que soit son âge ou sa situation, que c’est la personnalité, le parcours et l’envie d’aller vers l’autre en respectant sa singularité qui créent la réussite. 
L’habitat intergénérationnel est une façon d’habiter innovante, pertinente dans un contexte de vieillissement de la population mais aussi de sentiment de solitude exprimé par toutes les générations. Cependant une cohabitation ne s’improvise pas, elle doit être encadrée et, au besoin, recadrée en cours de cohabitation. C’est ce que propose Le temps pour toiT avec l’analyse des besoins, la mise en relation des profils qui correspondent, la contractualisation et l’accompagnement des duos. L’association intervient aussi en médiation si nécessaire. 
Avec 10 ans d’expérience, Le temps pour toiT veut témoigner de la richesse de ces cohabitations et encourager un plus grand nombre à aller vers cette formule, pas envie et non simplement par besoin !

À noter : le 15 septembre, les photographies de dix duos réalisées par Tangi Le Bigot seront exposées à l’espace Welcome à Angers .

Quel regard portons-nous sur la vieillesse ?


La Ville de Nantes a demandé à une agence spécialisée dans le théâtre (La belle boîte) de questionner une centaine de nantais sur le thème de la vieillesse. Des ateliers d’écriture ont alors vu le jour dans différents lieux de la ville. À partir du contenu de ces échanges, La belle boîte a créé une pièce de théâtre : L’étincelle. Pour conserver une trace de cette initiative, ils m’ont demandé de filmer les différentes étapes de cette création.