International Grape & Wine Film Festival


“T’as pas besoin de t’y connaître en vin pour voir qu’un truc te file la chair de poule”. Renaud est marchand de vins. Dans sa boutique où le naturel est roi, il tente ” de décompléxifier le pinard ”.

Oenovideo est un festival de films sur la vigne et le vin. Costa Gavras était président du jury en 2013 ; cette année, je ne sais pas qui c’est (Depardieu ça serait fun !)

Le festival aura lieu à l’abbaye de Cluny du 11 au 14 juin. Le film Renaud-Marchand de vins que j’ai réalisé en 2014 y est selectionné. Je serai présent les 13 et 14 juin pour soutenir le film.

Plus d’infos : http://www.oenovideo.com/fr/web/oenovideo/fest-oenovideo

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Agnes Roze – entre cinéma et internet

 

Je viens de réaliser un nouveau portrait, celui d’Agnes Roze, restauratrice de tableaux, à Nantes. Je profite de ce post pour la saluer, et remercier Cécile Guinement (ma nouvelle collègue ! ) qui nous a mis en relation.

J’ai choisi pour ce film le format 2.00:1

C’est quoi le format 2.00:1 ?

Agnes Roze - 2-00

Cela caractérise le ratio entre la hauteur et la largeur du plan. Avec le format 2.00:1, le ratio est de 2 ; autrement dit, la largeur représente deux fois la hauteur.

Pour un format 16/9 (également nommé 1.78:1 parce que 16/9 = 1,78 ! ), la largeur mesure 1,78 fois la hauteur ; voici ce que ça donne :

Agnes Roze - 1:78

Ce format est généralement appliqué en télévision.

Au cinéma, on utilise plus souvent le ratio « cinémascope « , autrement nommé 2.35:1 (la largeur mesure 2,35 fois la hauteur du plan), cela ressemble à ça :

Agnes Roze - 2.35:1

Il existe tout un tas d’autres formats avec par exemple le 4/3 qui après quelques années de mise à l’écart, fait un retour en force, voir certains plans du  » Grand Budapest Hotel  » pour ne citer que lui.

Capture d’écran 2014-03-24 à 23.09.57

Qu’est ce qui fait le charme du 2.00:1 ?

Ce format se développe actuellement avec les séries américaines, comme  » House of Cards.  » David Fincher explique que la différence entre télévision et cinéma s’estompe d’année en année. C’est vrai qu’on imagine facilement un de ces épisodes projeté au cinéma.

House-of-Cards-S1-BD_15

Or ces séries sont diffusés sur le net ou à la télé, et non au cinéma, donc sur des écrans 16/9. Et le format cinémascope (2.35:1) a du mal à respirer sur un écran d’ordinateur. Les deux bandes noires au dessus et en dessous de l’image ont tendance à bouffer le cadre (surtout pour les plans qui ne sont pas filmés au grand angle).

Le format 2.00:1 apparait donc comme une alternative à mi chemin entre cinéma et télévision.

Et pour revenir au portrait d’Agnes Roze, il sera vu à priori uniquement sur le net. J’ai donc fait le choix de ce format 2.00:1 que je trouve à la fois très cinématographique, tout en conservant une faculté à ne pas être écrasé par un petit écran.

Comment réaliser ce format ?

Je ne sais pas si des objectifs type  » anamorphique  » existent pour filmer directement en 2.00:1, en tout cas, je n’en ai pas ! J’ai des objectifs classiques  » micro 4/3  » que j’utilise sur un Lumix GH3. C’est donc en post-prod que je réalise ce recadrage par la méthode dite du letterbox.

Voici les réglages que j’utilise :

Capture d’écran 2014-03-24 à 17.32.29

Comme le format 2.00:1 n’est pas prédifini dans FCPX, je définis un letterbox d’Aspect Ratio 1.85:1, et je modifie la bordure de 0 à 3,5. C’est un peu de la bidouille, mais c’est en attendant qu’Apple modifie son logiciel.

Capture d’écran 2014-03-24 à 17.32.34

Le format 2.00:1 jusqu’à quand ?!

Il n’y pas longtemps que j’ai compris que le lieu de diffusion (cinéma, télévision, écran d’ordi, écran de téléphone) influençait jusqu’à la forme même de l’oeuvre. Pour ce qui est du cinéma  » domestique  » , je pense aujourd’hui que le format 2.00:1 est le plus adapté. Je me souhaite néanmoins de tourner le plus possible en 2.35:1, cela signifierait que je tourne majoritairement pour ce que je considère comme étant le meilleur endroit pour voir les films : le cinéma !

Mais on peut peut-être imaginer à l’avenir que les films seront tournés dans des formats compatibles à tout support, et que ce sera le spectateur lui-même qui choisira. Le spectateur aux commandes, tout cela est bien contemporain…