Agnes Roze – entre cinéma et internet

 

Je viens de réaliser un nouveau portrait, celui d’Agnes Roze, restauratrice de tableaux, à Nantes. Je profite de ce post pour la saluer, et remercier Cécile Guinement (ma nouvelle collègue ! ) qui nous a mis en relation.

J’ai choisi pour ce film le format 2.00:1

C’est quoi le format 2.00:1 ?

Agnes Roze - 2-00

Cela caractérise le ratio entre la hauteur et la largeur du plan. Avec le format 2.00:1, le ratio est de 2 ; autrement dit, la largeur représente deux fois la hauteur.

Pour un format 16/9 (également nommé 1.78:1 parce que 16/9 = 1,78 ! ), la largeur mesure 1,78 fois la hauteur ; voici ce que ça donne :

Agnes Roze - 1:78

Ce format est généralement appliqué en télévision.

Au cinéma, on utilise plus souvent le ratio « cinémascope « , autrement nommé 2.35:1 (la largeur mesure 2,35 fois la hauteur du plan), cela ressemble à ça :

Agnes Roze - 2.35:1

Il existe tout un tas d’autres formats avec par exemple le 4/3 qui après quelques années de mise à l’écart, fait un retour en force, voir certains plans du  » Grand Budapest Hotel  » pour ne citer que lui.

Capture d’écran 2014-03-24 à 23.09.57

Qu’est ce qui fait le charme du 2.00:1 ?

Ce format se développe actuellement avec les séries américaines, comme  » House of Cards.  » David Fincher explique que la différence entre télévision et cinéma s’estompe d’année en année. C’est vrai qu’on imagine facilement un de ces épisodes projeté au cinéma.

House-of-Cards-S1-BD_15

Or ces séries sont diffusés sur le net ou à la télé, et non au cinéma, donc sur des écrans 16/9. Et le format cinémascope (2.35:1) a du mal à respirer sur un écran d’ordinateur. Les deux bandes noires au dessus et en dessous de l’image ont tendance à bouffer le cadre (surtout pour les plans qui ne sont pas filmés au grand angle).

Le format 2.00:1 apparait donc comme une alternative à mi chemin entre cinéma et télévision.

Et pour revenir au portrait d’Agnes Roze, il sera vu à priori uniquement sur le net. J’ai donc fait le choix de ce format 2.00:1 que je trouve à la fois très cinématographique, tout en conservant une faculté à ne pas être écrasé par un petit écran.

Comment réaliser ce format ?

Je ne sais pas si des objectifs type  » anamorphique  » existent pour filmer directement en 2.00:1, en tout cas, je n’en ai pas ! J’ai des objectifs classiques  » micro 4/3  » que j’utilise sur un Lumix GH3. C’est donc en post-prod que je réalise ce recadrage par la méthode dite du letterbox.

Voici les réglages que j’utilise :

Capture d’écran 2014-03-24 à 17.32.29

Comme le format 2.00:1 n’est pas prédifini dans FCPX, je définis un letterbox d’Aspect Ratio 1.85:1, et je modifie la bordure de 0 à 3,5. C’est un peu de la bidouille, mais c’est en attendant qu’Apple modifie son logiciel.

Capture d’écran 2014-03-24 à 17.32.34

Le format 2.00:1 jusqu’à quand ?!

Il n’y pas longtemps que j’ai compris que le lieu de diffusion (cinéma, télévision, écran d’ordi, écran de téléphone) influençait jusqu’à la forme même de l’oeuvre. Pour ce qui est du cinéma  » domestique  » , je pense aujourd’hui que le format 2.00:1 est le plus adapté. Je me souhaite néanmoins de tourner le plus possible en 2.35:1, cela signifierait que je tourne majoritairement pour ce que je considère comme étant le meilleur endroit pour voir les films : le cinéma !

Mais on peut peut-être imaginer à l’avenir que les films seront tournés dans des formats compatibles à tout support, et que ce sera le spectateur lui-même qui choisira. Le spectateur aux commandes, tout cela est bien contemporain…

Ajouter des sous-titres pour les sourds

Cela fait maintenant presque 2 ans que je travaille sur un documentaire sans son : l’histoire de Laëty Tual, qui pratique le chant-signe.

Il était donc largement temps que je m’occupe des sous-titres pour les sourds. Ça tombe bien, Viméo vient de lancer un système hyper simple.  Je me suis donc essayé à l’exercice avec ce film de l’atelier St Loup que j’avais réalisé il y a quelques mois (j’en profite pour leur passer le bonjour.)

Comment ça marche ?

1 – Créer les sous-titres via un site dédié

exemple : http://amara.org/fr/

2 – Télécharger les sous-titres dans Viméo

Et le tour est joué !

Remarque : il me reste quand même encore à comprendre certains réglages (pourquoi les sous-titres apparaissent en haut et non en bas de l’écran, et pourquoi j’ai 1 seconde de retard entre les sous titres et le son ! Si quelqu’un a la réponse, qu’il se manifeste…)

La suite

À l’avenir, je vais proposer systématiquement cette solution à mes clients. À bon entendeur … ( jeu de mots indiscutablement pas assumé à 100% )

Vimeo

Filmer vite ou  » comment utiliser l’éclairage disponible « 

Easy Work-Hotel Mercure-journal

Comme souvent en tournage, la gestion du temps est complexe !

Hier, j’ai tourné un film pour l’Hotel Mercure. Le prix de vente de ce film ne me permet pas de venir en équipe. Je n’ai donc pas d’assistant pour la lumière.

Il faut alors maitriser quelques astuces pour se débrouiller seul, et vite, tout en shootant de beaux plans.

Merci au comédien Damien Mourguye qui apparait sur les photos.

Le contre-jour n’est pas mon ennemi

Easy Work-Hotel Mercure-reflecteur

Contrairement aux idées reçus, filmer en contre-jour permet une belle lumière : il suffit de bien exposer le sujet, avec un réflecteur improvisé par exemple (ici la feuille blanche).

Utiliser les  » zones de confort « 

Easy Work-Hotel Mercure-client Easy Work-Hotel Mercure-presentation

Les « zones de confort » (table de presse, ou alcôve de réunion ) sont prévues pour proposer du confort aux clients. Elles sont donc naturellement bien éclairées. Il suffit donc de filmer dans ces endroits où la lumière est déjà « préparée ». Le résultat donne une impression de réalisme alors que la lumière est tout sauf naturelle.

Garder des marges de manoeuvre pour la post-prod

Easy Work-Hotel Mercure-print Easy Work-Hotel Mercure-itw Easy Work-Hotel Mercure-tel

Quand je filme, je sais que je vais retoucher les images en post-prod essentiellement avec le logiciel FCP X.  Je ne considère pas que bruler les blancs, ou boucher les noirs, soit interdit mais cela doit être assumé car la post-prod ne pourra rien y faire. Par contre, l’astuce consiste à filmer avec l’image la plus « plate » possible (peu de contraste) pour pourvoir retoucher en post-prod. Ainsi l’éclairage ne consiste plus à filmer un beau sujet mais un sujet qui a le potentiel à le devenir.

Bilan

Du contre jour et un réflecteur.

Placer les protagonistes dans les espaces où il sont censés être !

Anticiper la post-prod.

Résultat

Le film est en cours de montage, résultat la semaine prochaine.

montage Hotel Mercure

Test d’une émulsion Kodak de Film Convert avec Emilie Drosnet – agence Comwell

Émilie Drosnet est la directrice associée de l’agence de communication Comwell, basée à Montaigu. Elle m’a confié la réalisation d’un film pour célébrer les 10 ans de l’association d’hospitalisation à domicile de Vendée. Tournage prévu en Janvier.
Après la première réunion de préparation, j’ai posé à Emilie quelques questions . J’en ai profité pour appliquer, à cette courte séquence filmée, un test de post production avec le logiciel Film Convert.