Colloque – Le temps pour toit

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Nos représentations des âges en question

J’ai réalisé il y a quelques mois, accompagné du photographe Tangi Le Bigot,  quelques portraits filmés pour l’association Le temps pour toit. Cette structure met en oeuvre l’habitat partagé intergénérationnel et solidaire dans le Grand Ouest. Son activité principale est de mettre en relation des « hébergés » (étudiants, salariés en mobilité professionnelle) avec des « hébergeurs » (personnes âgées, seules, isolées, familles monoparentales) dans le cadre d’un échange « un toit contre une présence », échange contractualisé et accompagné par l’association.

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Pour ses 10 ans, l’association organisait un colloque. Ils m’ont proposé de partiper à l’une des tables rondes.

Aller au-delà des catégories et de ses propres représentations, à titre personnel et professionnel, pour vivre pleinement son âge et mieux vivre ensemble. Inviter médias, politiques, marketeurs à jouer pleinement leur rôle de contributeurs à une nouvelle construction sociale du parcours de vie, ouvrant les frontières ou permettant de les transgresser. Du point de vue de l’habitat en particulier, changer de point de vue, se dire que cohabiter n’est pas si étrange et qu’au contraire, c’est s’en écarter qui est étrange et source d’isolement dans le contexte socio-économique actuel.
Avec : Catherine Piau, adjointe au maire de Nantes, déléguée aux seniors, personnes âgées et solidarité intergénérationnelle ; Olivier Quentin, journaliste France 3 Pays de la Loire ; Thomas Rault, réalisateur et Patrick Pierre, directeur de l’Enacom.

Merci à eux et à Pascal Massiot, rédacteur en chef de JET FM qui a animé cette journée, pour la qualité des discussions.

Merci également à Tangi Le Bigot pour les photographies.

Plus d’infos sur les temps forts de la journée, avec en particulier les interventions de Serge Guérin (sociologue spécialiste du vieillissement et professeur à l’INSEEC Paris) et Pr. Gilles Berrut (chef du pôle gérontologie du CHU de Nantes) : http://www.letempspourtoit.fr

L’atelier du primitif

Depuis que je suis réalisateur, je n’ai utilisé que des outils numériques, avec en particulier pour la vidéo les appareils photo reflex type canon 5D ou lumix GH… Fréquemment, j’entends des réflexions comme « le numérique c’est froid » ou  « ça n’est pas aussi vivant que l’argentique ». J’ai donc voulu me confronter à la réalité du film. Avant de parler de film pour le cinéma, il fallait commencer par le commencement : le film photographique.

J’ai alors fait une infidélité à mon (excellent) photographe de père Alain Rault en passant une journée avec Emmanuel Ligner. Ce photographe vient de créer l’atelier du primitifC’est un studio photo et un laboratoire argentique dédié aux techniques noir et blanc, anciennes et alternatives.

Au delà de la découverte de techniques pour moi inconnues, l’idée était donc de confronter le pixel et le grain.


Découverte du sténopé et du film Washi

On a commencé la journée avec la découverte du sténopé. C’est une petite boîte dont l’une des faces est percée d’un trou minuscule qui laisse entrer la lumière. Grosse claque avec l’impression de manier l’appareil photo le plus simple au monde avec néanmoins des valeurs techniques auxquelles je ne suis pas habitué (ISO 6, un diaph à 120, temps de pose de 12 secondes). Emmanuel me propose d’utiliser un film Washi qu’un ami à lui vient de mettre au point.


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Pour cette série de photos, on n’a fait que le développement du négatif, pas de tirage. Pour obtenir les photos qui suivent, on a numérisé les négatifs, inversé les noirs et blancs et voici le résultat.


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Le premier apprentissage de cette journée dans le rapport entre pixel et grain n’est pas lié à leur taille, leur dimension. Il s’agit plutôt de leur répartition qui fait pour moi la différence. La répartition des grains est aléatoire sur la photo. Celle des pixels est un maillage régulier, parfait, et donc un peu moins humain. 


Tirage d’une photo numérique

Emmanuel m’avait proposé de ramener une photo numérique pour que l’on travaille sur son tirage. J’ai choisi une photo de deux vaches que j’ai prise cet été en Irlande. Pour en faire un tirage argentique n&b, on a scanné cette photo, on l’a passé en noir et blanc, inversé le noir et blanc pour créer le négatif, et on a imprimé sur papier transparent ce négatif.

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J’ai alors pu faire mon premier tirage contact à l’agrandisseur. Première étape, créer une planche étalon avec des temps d’exposition à la lumière échelonnés par intervalles de 2 secondes. Une fois que le choix du temps d’expo est calibré, on envoie la totalité du négatif (en l’occurence ici 6 secondes). Le tirage est fait sur un Ilford 300 grammes.


P118067328 P118067729 P118068232 P118068533 P118068634 P118068735Planche étalon 

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La chambre photographique avec papier positif

Emmanuel me propose ensuite de passer à la découverte de la chambre photographique. Je pense tout de suite aux classiques comme la France de Raymond Depardon

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Je découvre alors qu’il est possible de développer directement sur du papier positif. L’absence d’agrandisseur rend la tentative unique. Pas de possibilité de refaire avec d’autres réglages. Il n’y a qu’un essai. Et c’est là le deuxième grand apprentissage de la journée : l’argentique rend le geste photographique plus fragile, et donc sans doute plus apprécié.

Voici donc le portrait qu’Emmanuel a fait de moi.


Thomas Rault



Le portrait sur plaque de verre : le collodion humide

Alors là, attention ! Toujours à la chambre, Emmanuel réalise des portraits sur plaque de verre qu’il rend photosensible en appliquant un mélange de collodion et de nitrate d’argent. La manipulation est ultra délicate, tant chimiquement que photographiquement. Cette technique consiste à créer un négatif humide (qu’il faut développer dans les minutes qui suivent la photo), sous exposé et qui devient positif lorsqu’on le regarde sur fond sombre !

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Bilan

Pour commencer, si vous voulez vous payer une journée à découvrir ces techniques dites primitives, faites vous plaisir avec Emmanuel ; il est techniquement au top et ultra cool.

Pour ce qui est de la question de base : argentique / numérique ? Ça me semble impossible pour l’instant d’introduire cette dose de fragilité du matériel dans mon travail. Le rapport au temps y est aussi totalement différent. Mais qui sait ? Peut être que je perds aujourd’hui du temps à shooter des scènes inutiles en me disant que cela ne coute (quasiment) que du temps. L’argentique oblige sans doute à faire des choix plus drastiques. Il amène en tout cas indéniablement une chaleur, une touche organique de part la disposition aléatoire de ses grains, qui m’a beaucoup séduit.

La révolution des appareils photos numériques de la fin des années 2000 laissera peut être la place à une nouvelle révolution sur le rapport que l’on entretient avec la fabrication des données : le moins mais mieux est sans doute le prochain changement. J’en avais pris conscience avec le vin, c’est maintenant aussi le cas avec la photographie.

Affaire à suivre, donc.

Comment boire du vin au Sénat ?

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© Crédit photo Samir Bahri / Isabelle Scotta – www.isabellescotta.fr / Nadia Missoum


La semaine dernière avait lieu au palais du Luxembourg la remise des prix du festival Oenovideo. J’y ai reçu le prix du meilleur court-métrage pour le film Renaud – Marchand de vins / ex aeqo avec Maxime Granata pour le film Les chineurs de vin.

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Renaud, toujours dans les bons coups, rêvait de vendre des t-shirt Chardonnay et autres Chenin à des sénateurs exigeants – il m’a alors imploré de monter sur l’estrade pour la photo. Sensible, j’ai accepté moyennant une ristourne sur un magnum de Chaffardon. Il m’a passé la main dans le dos, a essayé de me voler le magnifique trophée, j’ai résisté puis on a sourit en regardant l’objectif. J’en ai également profité pour lancer un appel à producteurs pour le documentaire que je tourne actuellement sur Didier. Tout ça était très beau, dans un endroit mythique où il faisait chaud.

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On a également pu voir le film de Philippe Gasnier À la source du vin, grand prix du jury que je recommande vivement à tous ceux qui veulent en savoir plus sur les vins géorgiens et la vinification en amphores. Pour l’occasion, Philippe était venu avec quelques quilles de Thierry Puzelat ; on s’est tout de suite aimé.

Merci encore à toute l’équipe d’Oenovideo, à Jacques Hansten et au jury, et j’espère à l’année prochaine.

C’est pas nous, c’est sur JET FM

http://www.jetfm.asso.fr/site/C-est-pas-nous-c-est-Renaud-Thomas.html

Rencontre avec Renaud (Marchand de vins) et Thomas Rault (Réalisateur), sur JetFM 91,2 diffusion le 19 septembre 2015 de 13h à 14h (rediffusion le 3 octobre).

par  cestpasnous

Reprise de la saison sur JetFM 91.2 !

Cette année c’est le samedi de 13h à 14h, et pour la première, nous avons invité Renaud de « La contre étiquette » ( cave à vins, 1 Rue Saint-Denis, 44000 Nantes ) et Thomas Rault, réalisateur afin de découvrir leur travail et leur actualité commune !

« Ah ! Le vin, le pinard, la jaja, la bibine, le jus de treille, la piquette, la vinasse, la picrate…Si l’on attribue la valeur d’une chose ou d’un objet au nombre de synonymes qui s’y rattachent, on peut aisément comprendre que ce nectar a passionné et passionne encore l’humanité.

Le vin, c’est l’ambroisie des hommes, la résultante d’une alchimie primaire, il inaugure les premières prises de tête du genre humain et quand on voit le résultat, on ne peut que saluer la poignée de mecs qui a su tourner à notre avantage, le principe de la fermentation. » […] Mephis

Renaud, La contre étiquette (Cave à vin)

Adresse : 1 Rue Saint-Denis, 44000 Nantes, Téléphone : 02 40 75 86 39
https://www.facebook.com/La-Contre-Etiquette-Nantes-300263840102028

Thomas Rault, réalisateur

https://thomasrault.fr
https://www.facebook.com/ThomasRaultRealisateur

– Renaud Marchand de vins , le film :
https://vimeo.com/100517640

– Les vins dégustés pendant l’émission :

Domaine Lapaonnerie : La famille Carroget, 44150 ANETZ
http://paonnerie.free.fr/

– Quelques références :

– Un de leur mentor : Eric Chaffardon, vigneron.
Film, la taille du samouraï : https://www.youtube.com/watch ?v=XffpP0Tl2Q0
– La BD « Les ignorants » de Etienne Davodeau, édition : Futuropolis
http://www.etiennedavodeau.com/
– Vigneron, Jo Landron, 44690 La haye Fouassière
– Sébastien Barrier, spectacle « Savoir qui nous buvons » http://www.legrandt.fr/spectacles/savoir-enfin-qui-nous-buvons

CPN

L’éveil à la nature

Nouveau film pour l’association Une souris verte :

Et si la découverte de la nature se proposait dès le plus jeune âge ? C’est la question que s’est posée l’équipe pédagogique de la crèche associative « Une souris verte 2 ». Située dans le quartier résidentiel du Haut Chantenay, les locaux de cette structure d’une capacité d’accueil de 30 jeunes enfants bénéficie d’un grand jardin arboré et clos. De l’envie d’exploiter toutes les propositions qu’offre cet espace, les professionnels se sont interrogés sur la dimension d’éveil du tout petit en lien avec la nature, la terre, l’eau, les plantes et le jardinage.




Le temps pour toit – Portraits croisés

À l’occasion de ses 10 ans, l’association Le temps pour toit m’a commandé cinq portraits croisés de duos vivant en cohabitation intergénérationnelle.

 


 


 


 


 



letempspourtoit.fr crée et accompagne des cohabitations intergénérationnelles depuis 10 ans maintenant. Pour fêter cet anniversaire, l’association a voulu montrer la cohabitation de l’intérieur, racontée par les duos eux-mêmes qui, en partageant leur quotidien, construisent une histoire et une richesse uniques. La preuve que chacun peut apporter à l’autre, quel que soit son âge ou sa situation, que c’est la personnalité, le parcours et l’envie d’aller vers l’autre en respectant sa singularité qui créent la réussite. 
L’habitat intergénérationnel est une façon d’habiter innovante, pertinente dans un contexte de vieillissement de la population mais aussi de sentiment de solitude exprimé par toutes les générations. Cependant une cohabitation ne s’improvise pas, elle doit être encadrée et, au besoin, recadrée en cours de cohabitation. C’est ce que propose Le temps pour toiT avec l’analyse des besoins, la mise en relation des profils qui correspondent, la contractualisation et l’accompagnement des duos. L’association intervient aussi en médiation si nécessaire. 
Avec 10 ans d’expérience, Le temps pour toiT veut témoigner de la richesse de ces cohabitations et encourager un plus grand nombre à aller vers cette formule, pas envie et non simplement par besoin !

À noter : le 15 septembre, les photographies de dix duos réalisées par Tangi Le Bigot seront exposées à l’espace Welcome à Angers .

International Grape & Wine Film Festival


“T’as pas besoin de t’y connaître en vin pour voir qu’un truc te file la chair de poule”. Renaud est marchand de vins. Dans sa boutique où le naturel est roi, il tente ” de décompléxifier le pinard ”.

Oenovideo est un festival de films sur la vigne et le vin. Costa Gavras était président du jury en 2013 ; cette année, je ne sais pas qui c’est (Depardieu ça serait fun !)

Le festival aura lieu à l’abbaye de Cluny du 11 au 14 juin. Le film Renaud-Marchand de vins que j’ai réalisé en 2014 y est selectionné. Je serai présent les 13 et 14 juin pour soutenir le film.

Plus d’infos : http://www.oenovideo.com/fr/web/oenovideo/fest-oenovideo

25e festival du cinéma espagnol de Nantes



Depuis 4 ans, je réalise le film des moments forts du festival. C’est un exercice que je trouve difficile car les contraintes sont nombreuses : voir les invités, politiques, partenaires, soirées, sans faire un film trop ennuyeux ; insérer un peu de contenu via les entretiens filmés sans faire un film de vingt minutes ; et enfin essayer de se renouveler (un peu) par rapport aux années précédentes. La nouveauté cette année, c’est l’utilisation du split screen pour accélérer légèrement la présentation de la soirée d’ouverture.

Plus d’infos sur le festival : http://www.cinespagnol-nantes.com