Dans une vallée isolée d’Islande, deux frères qui ne se parlent plus depuis quarante ans vont devoir s’unir pour sauver ce qu’ils ont de plus précieux : leurs béliers. 

La mise en scène est sobre (longs plans fixes, lents travellings avants et panoramiques) et les plans d’ensemble sur les paysages islandais créent un univers très marqué. Le caractère taiseux des bergers rend certaines scènes un peu trop statiques mais le jeu des deux frères est très physique. Le réalisateur a fait le choix de finir l’histoire avec la révélation. La question du futur (et du retour au monde ordinaire) reste donc entière mais cela ne pose pas vraiment de problème dans la mesure où l’intrigue n’est pas celle d’un thriller. Les deux scènes de discussion en groupe avec les autres bergers permettent d’éclairer la réalité d’une profession en grande difficulté. Le spectre des deux frères (la relation à la mère et au père) est présenté au bout d’une heure dix de film (qui dure une heure trente).

C’est un film où l’intrigue est un prétexte à présenter un univers fort : celui des bergers islandais. Pour ce qui est de mon travail de scénariste, si la justification de l’intrigue est partie prenante du dossier (le coeur du sujet), il faut que j’apprenne à justifier l’univers du récit.

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