Didier Chaffardon est vigneron en Anjou. Quand j’ai découvert ses vins, j’ai halluciné. J’ai donc voulu le rencontrer.

Voilà le premier mail que je lui ai envoyé : Bonjour Didier, connais-tu le sens de l’adjectif «  chaffardonesque » ? Car oui ton nom est devenu un adjectif ; synonyme de bon goût, de délicatesse, d’aventures sensorielles, de poils et de tendresse. En bref : «  chaffardonesque. » Tout a commencé avec le Sebastien Barrier et son « savoir enfin… » et maintenant je suis baisé. J’adore tout ce que tu fais ! Avec un ami, pas moins fan de tes vins, on aimerait venir te rencontrer.  Et histoire d’allier l’agréable à l’agréable, je te proposerais bien de réaliser un portrait filmé de toi. En voici un exemple : https://vimeo.com/87474021, l’amateur de cigares étant le copain en question. Dans tous les cas, avec ou sans film, on a très envie de te voir. Est-il possible de venir dans tes vignes ? On est dispo vendredi après-midi !

Voici la réponse de Didier, concise à souhait : si vous voulez passer déguster Vendredi en fin d’am ( vers 17H , par exemple ) , pas de problème . Pour ce qui est du portrait , à priori , je ne suis pas trop favorable , étant plutôt réservé de nature .

Au delà de la ponctuation tout particulière à Didier (un espace avant et après chaque virgule, point ou parenthèse qui laisse imaginer une vision très aérée de la vie), j’ai évidemment adoré l’expression réservé de nature. Lorsque le vendredi suivant, nous sommes arrivés chez lui, on pouvait entendre Vivaldi au milieu de sa cave. J’étais amoureux. Je l’ai écouté, on a dégusté ses vins, ses sucres, ses vinaigres. On a voulu se faire adopter immédiatement. On s’est quitté heureux, plus intelligent, et peut-être un peu plus saoul.


On s’est recroisé à Nantes, avec Renaud de la contre-étiquette, lors de la présentation au Katorza du film Résistance Naturelle de Jonathan Nossiter (le réalisateur de Mondovino) ; puis au salon des vins naturels Renaissance à Angers. Et à force de lui répéter à quel point j’avais envie de le filmer, il a fini par accepter. Il m’a alors proposé de venir avec lui un jour de taille sur sa parcelle de cabernet franc, avant de me présenter à ses vieux blancs.


Ce premier film est je l’espère le début d’une série qui va durer un an. L’idée n’est pas de faire une série technique et bavarde, mais bien plutôt une ode à l’écoute.


À suivre donc.
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Une réflexion sur “La taille du Samouraï

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