LA TRAVERSEE – Elisabeth Leuvrey // film

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Chaque été, ils sont nombreux à transiter par la mer entre la France et l’Algérie, entre Marseille et Alger. Des voitures chargées jusqu’au capot… des paquetages de toutes sortes… des hommes chargés de sacs et d’histoires. En mer, nous ne sommes plus en France et pas encore en Algérie, et vice-versa. Depuis le huis-clos singulier du bateau, dans le va-et-vient et la parenthèse du voyage, la traversée replace au cœur du passage ces femmes et ces hommes bringuebalés.

Le huit clos, en documentaire, nous place directement dans l’acte 2 d’une narration classique en 3 actes. Ça permet d’instaurer une attente, une espérance que l’on va en sortir (de ce huit clos).

Lors d’une longue conversation à table, où il est question de la double culture, de la crise identitaire pour les franco-algériens, un homme dit « j’ai pas tété l’Algérie ».Son père algérien s’est remarié à une française après le décès de sa mère algérienne, et c’est le sein de cette mère française que l’enfant a tété. Je trouve cette formule « j’ai pas tété l’Algérie » très belle.

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